Projet

TELEPOMIMER+

Télémétrie des poissons migrateurs en mer - plus
  • Période : 2025 - 2029
  • Coordinateur : Emilien Lasne (INRAE DECOD & Pôle MIAME) et Anthony Acou (OFB/UAR Patrinat & Pôle MIAME)
  • Contact: Emilien LASNE
  • Mots-clés : Aire de répartition géographique / Connectivité / Ecologie spatiale / Evaluation / Habitats essentiels / Habitats marginaux / Migration / Stress abiotique / Usages / Individus / Poissons / Biologging / Marquage-recapture / Télémétrie

Recherche

Les connaissances sur les phases marines des poissons amphihalins sont très parcellaires, mais de nombreux indices accréditent l’hypothèse que les pressions rencontrées en mer sont en cause dans l’accélération de la régression des population observées actuellement. Le développement de l’éolien offshore vient possiblement ajouter des pressions supplémentaire (perturbation sonore ou électromagnétique, zone de prédation). On ne peut cependant pas exclure des effets positifs (zone d’exclusion de la pêcherie, diversité d’habitats et présence potentielle de proies). En utilisant un protocole de télémétrie acoustique, ce projet propose de produire les premières connaissances sur l’utilisation des parcs éoliens marins comme lieu de passage ou habitat trophique par la truite de mer au stade juvénile post-smolt. Entre 2026 et 2027, une centaine d’individus capturés lors de leur dévalaison seront équipés d’émetteurs au niveau des infrastructures de l’Observatoire de Recherche en Environnement ‘Poissons Diadromes dans les Fleuves Côtiers’ de la Bresle, petit fleuve côtier débouchant dans la Manche au Tréport (Seine maritime). Ils seront suivis grâce à un réseau d’hydrophones déployés dans les différents parcs éoliens français de Manche (Dieppe/Le Tréport, Courseulles, Fécamps) et plus globallement par les récepteurs mutualisés du réseau ETN (European Tracking Network) présents à l’échelle de la Manche/Mer du Nord. Certains individus- parmi les plus gros- sont également équipés de biologgers de température et de pression. Au cas où ces individus sont recapturés, ces données environnementales seront utiles pour modéliser les trajectoires individuelles de migration des truites en mer.

Les questions que ce projet adressera sont les suivantes : les juvéniles (post-smolts) de truites de mer circulent-ils dans ou à proximité immédiate des parcs ? Quel sont leur temps de résidence dans ces parcs ? Ces éléments du comportement des individus sont-ils différents dans les sites équipés d’hydrophones hors parcs éoliens ? Ce projet sera en très forte synergie avec le projet TELEPOMIMER s’intéressant plus spécifiquement à la phase adulte et plus généralement au projet Fishowf+ (2024-2027) qui possède un spectre beaucoup plus large d’espèces cibles. Il s'inscrit dans le prolongement d'un autre projet DECOD (SAMARCH 2017-2023).

Partenariats

Partenariat intra DECOD :
IFREMER (Mathieu Woillez)

Partenariat extérieur à DECOD :
OFB/UAR Patrinat & Pôle MIAME (Anthony Acou)
OFB (Quentin Josset)
France Energie Marine (Lydie Couturier)
Muséum National d’Histoire Naturelle (Céline Artéro)
European Tracking Network
Ocean Tracking Network


Personnes impliquées

LASNE Emilien, Chargé(e) de Recherche
Téléphone : + 33 2 23 48 54 44
Email : emilien.lasne@inrae.fr
MICHELOT Armand, Technicien
Téléphone : +33 2 23 48 52 37
Email : armand.michelot@inrae.fr
WOILLEZ Mathieu,
Téléphone : 02 29 00 85 65
Email : mathieu.woillez@ifremer.fr

Financements

Agence de l’Eau Seine Normandie (AAP ‘Biodiversité et éolien en Manche) : 325 050 €
UAR Patrinat : 23 240
INRAE : 36 729